BADIÂA BOUHRIZI

Force et compromis : c’est à travers ces deux mots que l’on pourrait définir le travail de Badiâa Bouhrizi (anciennement Neysatu) compositrice et interprète d’origine tunisienne. Militante des droits de l’homme, de la démocratie et de la pluralité, elle chante en fusha (arabe moderne standard), revendiquant ainsi sa musique comme le juste mélange entre les musiques arabes classiques, le jazz, le funk, ainsi que le néo soul, le reggae et, encore, la musique électronique. 

Son projet de musique électronique Kahrumusiqa, s’articule autour de poèmes en langue arabe fus·ha pour la plupart des pièces ainsi que des pièces dénués de chant. Inspiré de la musique pygmée d’Afrique Centrale, ce sont des sons virtuellement organiques et métriquement complexes. « Ce projet est presque une transe, féminine, le fait que je sois derrière chaque son qui est joué fait de ce projet un univers intime où être femme se sent et s’entend sans pour autant s’aventurer dans des discours féministes. Kahrumusiqa est fait de 13 pièces, langoureuses parfois, cavaleuses d’autre temps.