Festival FrancoFaune
Sapho chante Barbara et Kùzylarsen

Sapho chante Barbara 

J’ai longtemps tergiversé, hésité, à reprendre Barbara. Elle me semblait si proche. Qu’est-ce que j’allais apporter ? Quelqu’un avait dit de moi que j’étais une Barbara ethnique ! J’avais peur d’une forme de redondance. Mais le temps a passé, j’ai l’impression que si aujourd’hui je la rendais proche à nouveau, si l’écho de cette femme en moi lui donnait vie encore, je pourrais approcher une forme de justesse.
Tout cela m’a paru aller de soi. Un piano, une voix, peu de choses en somme pour rendre cette épure que traçait Barbara. (SAPHO)

Née à Marrakech, dans une famille judéo-marocaine, Sapho arrive à Paris à l’âge de dix-huit ans. Elle passe du théâtre à la chanson, mêlant la vitalité du rock aux influences berbères, orientales et africaines qu’elle porte en elle.
Cette ” chanteuse du monde “, inclassable et polyglotte, se tourne aussi vers la littérature, offrant sa voix aux auteurs qui lui tiennent à cœur.
La carrière qui l’entraîne aux quatre coins du monde ne l’empêche pas d’écrire des romans et des livres de poèmes.


© Pierre Terrasson

Première partie : Kùzylarsen

Ce qui intrigue en premier chez Mathieu Kùzylarsen, c’est qu’en chantant en français, il s’accompagne d’un oud électrique, instrument à cordes des pays du Sud et de l’Est. Son histoire, c’est beaucoup bourlinguer, parfois se poser, puis repartir. Donc des voyages, souvent longs, souvent loin, et souvent beaucoup. Kùzylarsen est alors un parcours, une synthèse, un dessin fini, le croisement entre les riffs du rock, les musiques d’obédiences méditerranéennes et moyen-orientale, et la chanson française.


© Olivier Donnet