Kompost

Que dire de cette œuvre écrite et mise en musique par Samir Bendimered en collaboration avec Natalie Rasson ?

Qu’elle est le fruit d’un travail collectif commencé à la mi-2016 par un groupe qui sortait juste de la production d’une comédie musicale West Side East Side. Un groupe qui, ayant carte blanche au sein de l’atelier Opéra de Quartier de la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek, s’interrogeait encore sur les événements ayant ponctué la comédie musicale. Ces réflexions portaient sur la raison d’être d’un atelier Opéra dans un quartier stigmatisé dans le monde entier, sur l’impact de ces stigmates et comment les dépasser et sur le rôle qu’un tel atelier pourrait encore avoir dans un monde brutal. Ainsi est né Kompost, d’ateliers d’écriture en stages d’improvisation. Mais encore ? Que nous dit Kompost ?

Le spectacle est une allégorie. Il fait défiler sous nos yeux une galerie de scènes, telles un miroir tendu de notre monde, celui de nos désillusions mais de nos désirs, celui de nos incohérences mais de nos élans du cœur, celui de nos actes mais de notre inactivité, un monde difficile depuis la nuit des temps…

Dans cette galerie, on y croise des humains en errance : une sœur qui est à la recherche d’un être cher et poursuivie par une ombre, un bébé trouvé dans une décharge publique, un messager qui n’a rien à dire mais lance des défis. Des personnes qui s’apitoient sur le sort de ces personnages mais qui refusent de mettre leur confort personnel en péril. Qui va les aider à trouver les parents de ce bébé et que va-t-il devenir ? 

Kompost est un opéra poétique, une œuvre profonde et légère. L’humour et la musique participent à emporter les spectateurs là où seule une écriture sans mots peut sublimer les maux et toucher au plus profond de leur humanité. Cette création est à l’image de sa troupe : hétéroclite, enthousiaste, prête à beaucoup pour construire une utopie à sa mesure.