LA CHANSON DE SARAH
FESTIVAL CINEMAMED

Une conférence chantée à la recherche des traces juives dans la chanson française.

La chanson française doit beaucoup aux auteur·es et aux interprètes d’origine juive. Beaucoup sont resté·es très discrèt·es sur leur généalogie, au point d’incarner la France archétypique, comme Jean Ferrat, Guy Béart ou Barbara. Mais, au fil des années, le refoulé remonta à la surface…

L’immigration et l’exil, l’émancipation, les petits métiers, la famille, le génocide et la guerre, la religion, Israël et le sionisme, l’antisémitisme, la différence entre Ashkenazes et Sépharades, le yiddish… voici les thématiques abordés dans le spectacle. C’est fou ce que les chansons racontent sans avoir l’air d’y toucher. Au terme du parcours, on devrait en savoir un peu plus sur l’identité juive.

Et pourquoi Sarah? Sarah était la femme d’Abraham, le premier des patriarches. C’était la mère d’Isaac, la grand-mère de Jacob. Il y a d’autres figures féminines dans la bible (Rebecca, Rachel, Esther, Myriam, Ruth, Lea…), mais c’est Sarah qui s’est imposée comme métaphore de la femme juive, un peu comme Fatima pour la femme musulmane.

Un spectacle d’Henri Goldman avec Igor Maury et Ouardia Derriche.