LES NOUVEAUX FÉMINISMES ?
FESTIVAL DES RÉVOLUTIONS EN MARCHE

Cette deuxième soirée du festival vous invite à découvrir la performance dansée La rue du Caire de Mariem Guellouz.

Cette représentation propose une réécriture féministe et postcoloniale de l’histoire de la danse du ventre. Dans cette performance, les voix de ceux qui, en 1889, ont construit la rue du Caire, à Paris, voix des spoliés, des indigènes, des colonisés, se mêlent aux voix des danseuses et à l’histoire de soi. La danse n’y est pas un objet de curiosité mais une trajectoire de soi déterminée par une histoire globale.

S’écrire pour exister autrement que dans l’écriture de l’autre, pour recréer l’altérité, la réinventer. La rue du Caire est un espace où s’est joué une rencontre ratée entre le soi et l’autre. Les corps exposés, dansant, chantant, jouant, ont été marqués pour toujours par le regard de l’autre qui a oublié de les voir.” (Mariem GUELLOUZ)

 

© Mariem Guellouz et Saâdia Souyah

Née à Tunis, Mariem Guellouz est performeuse/danseuse mais aussi chercheuse et enseignante à l’Université de Paris. Sa recherche artistique porte sur une histoire postcoloniale et féministe des danses orientales et arabes.

Le travail éclectique de Saâdia Souyah est le fruit de ses multiples expériences artistiques, et de sa connaissance des danses du monde arabe et berbère. Elle partage dès lors régulièrement sa recherche avec les danseurs contemporains et les publics scolaires. 

 

© Aida Alami

La performance sera suivie d’une rencontre modérée par Nabila Belkacem autour de la thématique Les nouveaux féminismes en présence de Mariem Guellouz et d’Aida Alami, journaliste indépendante, diplômée de l’Université de Colombia, correspondante au New-York Times qui couvre principalement les questions liées aux migrations, aux droits de l’Homme, à la religion, à la politique, au racisme et aux intersections des luttes féministes.

 

 

 

 

 

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