LES OUBLIÉS DE LA MÉDINA

Événement reporté. Les nouvelles dates seront communiquées prochainement. 

VERNISSAGE LE MARDI 27/4 À 18H00.

À l’origine, le mot arabe médina signifie “ville”. La colonisation européenne a conduit à la construction de nouvelles villes juxtaposées aux anciennes médinas et le terme a fini par désigner uniquement la “ville historique”.

Les médinas ont toujours été caractérisées par une mixité d’activités humaines. Elles forment depuis des siècles un espace de vie foisonnant où viennent s’entremêler les fonctions résidentielles, économiques, sociales et culturelles de la ville. Aujourd’hui, le développement des pays du Maghreb et l’évolution rapide des villes bouleversent ces modes de vie séculaires.

Cette exposition met en lumière certains pans plus ou moins cachés de la vie quotidienne dans la médina qui résistent – tantôt involontairement tantôt consciemment – à ces nouveaux bouleversements et rythmes effrénés du monde moderne. 

Des photographies en noir et blanc, d’autres en couleurs, des portraits et vues d’ensemble se succèdent et contextualisent l’environnement des sujets photographiés. 

Ce qui m’importe, c’est l’éternelle vivacité et non pas la vie éternelle. (NIETZSCHE)

Né en 1987 à Rabat (Maroc), Mehdi Ben Khouja est un photographe indépendant et autodidacte. Après sept années de travail dans la coopération internationale dans la région du Maghreb et Moyen-Orient, il s’installe à Bruxelles en 2017 et retourne dans les amphithéâtres universitaires. En 2020, il obtient son 2e master en Relations Internationales à l’Université Libre de Bruxelles. Sa carrière photographique de documentaliste débute pendant les révoltes du printemps arabe où il a travaillé sur la mémoire visuelle de cette période. Il a notamment participé à la publication de Mouvement du 20 février : tentative de documentation, la première anthologie photo-journal sur les révoltes au Maroc en 2011. En 2019, l’Espace Magh accueille sa première exposition Tbourida, une histoire équestre. Mehdi Ben Khouja s’intéresse actuellement aux influences culturelles du Maroc sur la société belge.